La blockchain de l'art et la culture

Le projet AKXE

AKXE est un projet cofinancé par le programme Europe créative de l’Union européenne qui vise à formuler une nouvelle économie de l’art à échelle européenne. Le projet se déroule en France, en Espagne et en Italie de novembre 2020 à octobre 2022.

La nouvelle économie de l’art est basée sur l’expérience de l’art comme un bien économique à part entière.

Bien que la part de l’activité artistique dans l’économie de l’Europe n’est pas très importante, considérer l’expérience dans l’art comme un produit financier participerait à sa croissance économique et renforcerait l’identité européenne fondée sur la culture tout en innovant.

L’expérience de l’art est exclue du marché de l’art qui se fonde essentiellement sur la commercialisation d’objets d’art. Le marché de l’art qui monopolise l’économie de l’art, date du XIXe siècle et n’est plus adapté aux réalités de l’art de notre temps, les pratiques artistiques ayant évoluées entre temps.

La crise actuelle combinée à l’obsolescence du marché de l’art soumis au néocapitalisme est un facteur de discrimnation qui exclut la plupart des artistes. L’environnement pandémique qui a dévasté le secteur de l’art et plongé dans la misère des dizaines de milliers d’artistes nécessite une réponse forte. 

La conjonction entre ces trois facteurs nécessite aujourd’hui l’invention d’un modèle économique égalitaire et résilient pour l’art et les artistes.

Si l’art est un moyen pour penser la société, alors il doit aussi être en mesure de penser son économie.

La nouvelle économie de l’art se base sur la valorisation des expériences telles que :

  • Des pratiques artistiques de l’ordre de l’expérience qui ne passent pas par la production d’objet d’art et qui n’ont pas besoin d’expositions pour exister ;
  • Des idées, des concepts, des intuitions, des sensibilités, des attitudes ;
  • Des expériences des publics de l’art ;
  • Des modes de vie, des méthodes de travail, des protocoles ;
  • Des imaginaires collectifs et individuels ;
  • Une mémoire plurielle, sociale, historique, artistique, constituée comme un patrimoine immatériel pour l’humanité ;
  • Des échanges de savoirs entre des professionnels et des opérateurs de l’art.

Afin de nourrir les prémices de cette économie, AKXE engage une réflexion élargie en impliquant des professionnelles et professionnels de l’art, de la culture, de la pédagogie, de l’économie, des nouvelles technologies et du droit. AKXE vise à expertiser la capacité de la technologie blockchain à soutenir la nouvelle économie de l’art.

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